Drie Keer Begisch/ Belge trois fois



Une triple exposition: 



à BOZAR Bruxelles cliquez ici


au MAMAC à Liège cliquez ici


au Consulat général de France 
en lien avec le FOTOMUSEUM à Anvers


Née en France de parents belges, Catherine Van den Steen a voulu, en 2008, faire de la Belgique le sujet d’une nouvelle étape de son travail artistique. Il s’agissait certes pour elle d’approfondir ses origines complexes – père flamand, bruxellois, rattaché à une famille de la région anversoise ; mère wallonne, ardennaise – mais aussi de comprendre quel était l’enjeu des tensions identitaires qui traversent depuis de nombreuses années ce pays qui fut l’un des fondateurs, en 1957 de la CEE, prémisse de l’Union européenne. Au moment où l’Europe elle-même semble en mal d’identité, la Belgique illustre le défi – la richesse et les difficultés – de vivre ensemble dans des langues et des mémoires différentes.
Avec le mode d’expression qui est le sien, Catherine Van den Steen ne donne pas de leçon à la Belgique, elle l’invite à se regarder à travers trois villes – Liège, Bruxelles et Anvers –, trois médium artistiques – la peinture, le dessin, et la photographie –, et trois regards – les espaces poétiques, les gens, les chantiers architecturaux. Si la peinture se montre à Liège, au Musée d’art moderne de d’art contemporain, le dessin à Bruxelles, à Bozar, et la photographie à Anvers, dans les salons du Consulat général de France sous l’égide du FotoMuseum et de l’échevin à la culture, dans chaque lieu, les trois villes sont offertes au regard, dans un dialogue permanent.
Regardez-vous, regardons-nous, suggère l’artiste au spectateur, qui ne saura pas toujours si telle œuvre renvoie à une situation liégeoise, anversoise ou bruxelloise. Il y a du commun et de la différence, de la différence commune, à travers quoi se définit un être « trois fois belge/drie keer belgisch ».
Vivant en France, mais fidèle à ses racines familiales, à son amour de la lumière et des gens enraciné, notamment, dans la peinture flamande, Catherine Van den Steen ne peut que ressentir cette singularité belge et la regarder avec bienveillance. Dès lors, à partir de ses œuvres, chacun peut, à sa manière, se raconter sa Belgique au présent, une et multiple, vibrante et inattendue, plus ouverte sans doute que les discours que l’on plaque sur elle. Derrière cet art de voir, l’artiste invite à veiller sur un art de vivre.


Pourquoi peindre, dessiner ou même photographier, 
sinon pour donner à voir ? (extrait du texte du catalogue) 
Jean-François Bouthors